Protolab -Atelier de projet
OBJECTIF
Acquérir les compétences pour :
– Se mettre en posture de recherche (définir des objectifs clairs, ne pas connaître le résultat à-priori),
– Rassembler, prendre en compte, analyser, critiquer les données environnant le projet (l’existant, l’état de l’art),
– Travailler en collaboration : travailler en groupe, se frotter à la discussion, faire équipe,
– Prendre des initiatives (des risques ?) dans la proposition architecturale, se donner les moyens de déclencher des réponses > se mettre en posture de
radicalité (extreme, sans compromis aucun, et essentiel – Relatif à la racine, à l’essence de quelque chose)
– Formaliser la réponse architecturale en la construisant (prototypes échelle 1) _ maitriser les outils de fabrication et apprendre à regarder/critiquer/utiliser les capacités de l’objet construit en le faisant.
Représenter, communiquer le projet.
CONTENU
Protolab propose un enseignement de projet via l’expérience de la matière et de la construction. Jauge limitée à 25 étudiant.e.s.
Les étudiant.e.s auront pour objectif de formaliser la réponse architecturale au sujet qui leur est donné en la construisant (prototypes échelle 1).
Ils devront alors faire l’apprentissage de regarder/critiquer/utiliser les capacités de l’objet construit en le faisant.
Cela implique une capacité à faire, défaire, refaire le projet pour formaliser leurs intuitions et les faire muter en projet.
Les moyens proposés pour la formalisation :
– découverte / prise en main du sujet
– découverte / prise en main de l’environnement du projet (site / commanditaire / économie / ….)
– expérimentations graphiques (le début de l’histoire) > images-collages intuitives
– expérimentations construites n°1 / les Protos-protos > expérimentations construites en maquettes/prototypes à différentes échelles avec les matériaux préssentis pour le prototype
– expérimentations construite n°2 / Les Prototypes > construire le projet en vrai (vrais matériaux, vrai site, vraie grandeur, vrais usagers, vraies contraintes, vraie économie, …).
– dessiner/concevoir un projet en prenant appui sur les expériences précédentes (transposition du prototype dans un contexte / sujet élargi)
VALIDATION
Contrôle continu (50 % )
évaluation ponctuelles suivant les phases (50 %)
Jauge limitée à 25 étudiant.e.s.
Design process – Atelier de projet
OBJECTIF
Le but visé est l’autonomie de l’étudiant(e) dans une optique de :
– respect de la liberté du destinataire de l’architecture, être pensant et doué d’un corps sensible,
– donner un sens au projet, puisqu’il est un langage,
– dans des contraintes d’économie de moyen, de passivité et de proximité.
– Architecture = questionnement de 5 disciplines environnementales et sociales = sur mesure = Ecologie…à minima.
– mise en œuvre d’une complexité minimale aux paramètres en coprésence à relier, choisis librement : Site au choix, Intuition et intention premières, Matériaux-déchets inspirants en Maquette, Programme libre, Lien entre tous ces paramètres et Echelle donnée par le corps figuré.
CONTENU
L’enseignement de projet long de master DESIGN PROCESS au printemps est un entrainement à la conception trans-scalaire basée sur l’expérimentation matérielle, la recherche et la narration. L’intuition et les références externes à l’architecture sont mises en avant afin de garantir fraicheur, précision et nouveauté.
De nombreux outils de conception sont proposés pour questionner les paramètres de 5 groupes de disciplines, synthétiser et analyser le projet en cours.
La mise en œuvre de 1 ou 2 projetS individuels par étudiant(e), par la maquette (ou prototype) d’étude et finale à la fois et construite sans colle, à base de déchet à transfigurer/remplacer.
Les références architecturales n’arrivent qu’à la fin pour seulement comparer et affiner les spécificité du projets en cours, élaborés en synergie aidante et critique de tout le groupe,
EQUIPE SORTIE THEMES
Sont sollicités des intervenants architecte, scénographe et vidéaste reconnus,
poètes, doués d’humour et dans le sens de la vie.
Une sortie est prévue pour découvrir une réalité cachée proche de Nantes.
Une 7e thématique biennale légère est suggérée pour attirer l’attention sur des notions parfois oubliées dans le projet ou posant de «grandes» questions. La thématique actuelle de Design Process est «Guerre et Paix», architecture vers la mort ou vers la vie…
VALIDATION
– Auto-notation : notation sur un tableau de critères d’utilisation des outils de conception et l’ application des cours et consignes.
– la simple traversée d’une expérience de conception réelle, et non un travail d’imitation.
– Poésie, degré d’émotion produite par la beauté et l’intelligence d’un paysage, d’une architecture, d’un objet,…conçus avec soin donc nouveaux.
Ruine.s Potentiel.les – Atelier de projet
OBJECTIF
L’atelier s’inscrit dans des situations en prise avec des cas concrets d’édifi ces du patrimoine XXème voués à
la démolition. Les prospections menées en partenariat avec des acteurs locaux (DRAC, DDTM, Métropole,
CAUE…) auront pour vocations à ouvrir des perspectives alternatives à des décisions déjà engagées ou en
cours de l’être.
L’édifice, l’objet architectural sera le point d’entrée de la réfl exion et amorcera une réfl exion plus élargie sur la question du patrimoine XX ordinaire, sa plasticité, la mémoire collective qu’il charrie avec lui. L’approche programmatique pose la question du logement collectif et ses formes renouvelées comme enjeu commun à l’atelier.
Le studio fait l’hypothèse des architectures comme indices pour la compréhension des milieux, de leurs évolutions comme sédimentations, à l’instar de l’approche archéologique. L’édifi ce est analysé comme objet critique, pour sa capacité à retranscrire ses intervalles spatiaux et temporels, le temps comme épaisseur mémorielle et prospective.
Depuis cette entrée, l’atelier ouvrira sur des thématiques spécifi ques chaque année avec l’invitation d’acteurs ressources associés.
CONTENU
Les grands thèmes abordés :- Histoire du logement collectif- Compréhension des structures en béton armé du XXème – Approche plastique de renouvellement de ces édifices singuliers
VALIDATION
Voyage :
Littoral Rétrolittoral – Atelier de projet
OBJECTIF
L’enjeu de ce studio porte sur la possibilité de concevoir des projets architecturaux et urbains dans des territoires où la commande (publique ou privée) n’existe pas ou peu, et où l’architecte est peu présent. Une telle situation implique que les architectes se dotent de nouvelles méthodologies pour comprendre et qualifier ces territoires afin de créer des leviers de redéploiement économique, urbain et social. Il s’agit aussi de s’engager dans la reconnaissance d’un besoin, mais aussi d’un droit à la ville et à l’architecture.
Avec ce studio qui se déroule en plusieurs éditions, notre pari collectif est double :
– celui de croire au rôle des sciences humaines et sociales et de l’enquête (documentaire et de terrain) dans toutes les phases du projet. Par l’enquête, les étudiants produisent une représentation au plus proche des réalités de ces territoires et des conditions, crédibles, de sa transformation.
– et celui d’avoir un certain rapport au projet, en le pensant sur une échelle temporelle et d’action plus large que dans la séquence ordinaire : commande — mise en oeuvre – livraison
CONTENU
Un thème d’entrée en matière est retenu :
La presqu’île guérandaise et son marais : changements et adaptations socio-climatiques.
Si le désir de rivage a participé, depuis le XIXe siècle, à l’urbanisation littorale et à une intensification des politiques de développement économique en direction du tourisme, des loisirs et de la villégiature balnéaire, le rétro-littoral, second rideau du bord de mer reste, quant à lui, moins visible et certainement sous dépendance de l’économie du rivage.
Confins de la métropole Nantes-Saint-Nazaire, semis de bourgs entre marais et bocage, villes de passage pour rejoindre la côte, les représentations attachées à ce territoire de second rideau, plutôt disqualifiantes aujourd’hui, pourraient changer : une nouvelle attractivité foncière (résidences secondaires comme nouveau désir d’habiter la campagne près de la mer), une reconsidération des pratiques agricoles plutôt extensives, un repli stratégique en relation avec la hausse du niveau de la mer, la fragilisation des digues et l’érosion côtière ?
Les deux rideaux sont intimement liés et sont aussi très différents ; formes urbaines, équipements, paysages productifs, gouvernance, modes d’habiter et pratiques sociales. Pourtant, ils forment un ensemble, qui considéré comme tel, autorise une nouvelle projection politique, économique, sociale et urbaine qui ne serait plus uniquement réduite au modèle balnéaire dominant du littoral. D’autant que les vulnérabilités socio-climatiques affectant littoral comme rétro-littoral posent des questions inédites en matière de retournement stratégique et d’adaptation !
VALIDATION
Le studio compose avec une démarche de groupe et des propositions individuelles. Les étudiants travailleront donc par groupes de 2 ou 3 jusqu’à la fin de la première séquence uniquement. Les différents projets seront développés individuellement jusqu’à la fin du semestre. Cependant, l’échange au sein des groupes formés en séquence 1 se poursuivra et portera la cohérence des différents projets proposés.
Les étudiants seront amenés à construire des stratégies adaptées aux contextes territoriaux qu’ils enquêtent, en entremêlant les échelles, en s’intéressant aussi bien à la grande échelle qu’à des dispositifs architecturaux situés.
Les séances alternent des moments de discussions collectives s’appuyant sur les productions effectives, semaines après semaines, des étudiants, sur un workshop intensif et sur des présentations par les enseignants ou des personnalités invitées.
L’évaluation du projet s’appuie sur la qualité des propositions, la présence et la participation, et la critique lors des présentations intermédiaires et du jury final.
Chaque séquence fait l’objet d’un rendu. Et chaque rendu fait l’objet d’une fiche d’attendus.
Déplacements :
Arpentage des terrains d’études avec les différents groupe d’étudiants sur deux jours : Le marais guérandais
Demeure terrestre – Atelier de projet
OBJECTIF
Alors que « la maison brûle », nous proposons de ne plus regarder ailleurs et d’expérimenter des projets concrets : face à l’épuisement de la ressource et aux énergies fossiles, à la nécessité de décarboner l’architecture, l’objectif du projet s’articulera autour de l’exploration des filières biosourcées et géosourcées, dans le but de réduire l’empreinte carbone des bâtiments.
Sur un site donné (en 2023 Lavau sur Loire, en 2024 Bas Chantenay, en 2025 Bouée), il s’agit d’interroger le bâti existant et le « déjà-là » dans une dimension bas carbone. Mais, « parce qu’il serait triste que le bilan carbone devienne l’horizon ultime de nos actions » il s’agira également d’explorer « le pouvoir émotionnel de la matière». (2)
CONTENU
L’ensemble des contenus est traversé par les thématiques environnementales, soit :
– par des cours théoriques et pratiques sur les filières biosourcés locales : bois / terre / paille / roseau / pierre
– par le site et les stratégies de projet, convoquant une conception bioclimatique,
– par les recherches sur la matérialité, imposant des matériaux bio/géosourcés pour une architecture décarbonée
Développement de la proposition architecturale sur un site donné, dans un contexte de ville durable et hybride. Le site pressenti sera en mutation urbaine, porteur du développement d’une architecture bas carbone.
Dans le cadre de la pédagogie et de la conception architecturale et la fabrication du projet, il est indispensable de rapprocher les connaissances théoriques d’une approche physique, manuelle de la matière comme le met en pratique Peter Zumthor dans son travail : « l’idée est que la création d’une atmosphère architecturale vient de l’artisanat et de la matière ». (3)
MODALITES :
/ travail sur le potentiel du site/matière et sa disponibilité
=> Identification des ressources locales dans une approche bas carbone / cartographie à mettre à jour (session Master précédent)
/ Enquête et Atlas de projets biosourcés/géosourcés par filières : bois, chanvre, paille, terre, pierre, fibres naturelles, roseau… Le démarrage du semestre s’appuiera sur une étude théorique approfondie de projets architecturaux de références dans une liste non exhaustive : global award for sustainable architecture / terra et fibra award / Off du DD / ouvrages de références sur l’architecture écologique / séminaires / visites /
/ Définition des stratégies d’emploi de ces filières dans un site donné.
/ Expérimentation en groupe par maquette et détail technique à échelle 1 (dessin et prototypage) / workshop « matière »
/ Intervention d’acteurs de la construction « bas carbone »
/ Evaluation suivant les critères du « manifeste pour une frugalité heureuse et créative » (4) : énergie, matière, technicité, territoire, et calcul pour validation du niveau 3 du label « bâtiment biosourcé » (critères pour répondre au « concours !mpact », comme cadre potentiel de rendu)
/ Formalisation du projet (binôme master et individuel PFE) et travail sur la mise en œuvre de la matière dans son rapport esthétique
VALIDATION
Validation
Contrôle continu, jury intermédiaire et jury final,
Travail collectif pour l’enquête et l’atlas des filières,
Travail individuel pour les PFE, en binôme pour les Master
Workshop intensif sur la construction biosourcé
Visites de scierie et d’entreprises de construction bois,
Visites de chantier biosourcé
Proposition d’inscription et rendu au concours « !mpact » (5)
Déplacements :
Visite de site (à échelle locale), visite de chantier exemplaire (ZAC Mellinet en 2024) ou d’entreprises (CLT chez Piveteau en 2023)
Liens utiles :
(1) Le titre de l’option proposée fait directement référence à l’ouvrage de Thierry Paquot, Demeure Terrestre, éditions Terre Urbaine, 2020
(2) Stéphanie Sonnette, in revue Tracés, numéro consacré au Fibra Award 2019, édition Espazium, Avril 2020
(3) Peter Zumthor, in Penser l’architecture, édition Birkhauser, 2007
(4) Lien vers le site de la frugalité : https://www.frugalite.org/fr/le-manifeste.html
(5) https://www.concoursimpact.org/
R.E.A.L – Atelier de projet
OBJECTIF
Prendre soin de nos espaces habités existants / Poser les questions des capacités régénératrices des milieux habités / Réfléchir à des projets architecturaux économes en matières, en technicité, en énergie, attentifs aux ressources dans leur impact sur la terre/ Etudier les notions d’économie sur les différentes échelles des processus de projets / Convoquer et enrichir sa propre culture architecturale et constructive au service de cette économie de projet. L’étudiant en master ou en PFE doit être en capacité d’aborder les sites d’étude dans leur globalité et de mettre en pratique les méthodologies et les outils d’observation, les outils de relevés, d’analyse et de représentation acquis en licence de manière autonome – – Savoir convoquer les disciplines multiples et transverses enseignées au sein de l’ENSA et dans les cours magistraux du semestre
– Exploiter pleinement ses capacités à formaliser et matérialiser ses intentions au profit d’une réflexion juste sur le sens et la légitimité de son rôle d’architecte en réponse à la complexité des enjeux et des problématiques du monde actuel.
CONTENU
Les étudiants de master 1 et 2 se voient proposer des sites d’étude en milieu urbain ou périurbain de la métropole proche de l’ENSA et inscrits dans le paysage ligérien proche du fleuve Loire. Les sites supports sont choisis pour leurs qualités et leurs enjeux, permettant la mise en place d’une démarche prospective et d’une étude fine des structures existantes. Les étudiants en PFE peuvent proposer leurs propres sites d’étude et leurs propres questionnements en lien avec le studio. La seule contrainte est que le site soit accessible et inscrit dans les seuls territoires du bassin ligérien . Du constat et de l’analyse fine de l’existant, les groupes d’étudiants-es comme l’étudiant-e individuel-elle en PFE sont amenés-ées à révéler les problématiques existantes par le dessin, la cartographie, le relevé et la photographie des espaces bâtis et des paysages existants ; ils doivent ensuite être en capacité d’en déduire les besoins et solutions programmatiques, et de formaliser les réponses concrètes au travers de dispositifs architecturaux, paysagers et urbains
VALIDATION
2 workshops : Description et représentation de l’existant – dessin et photographie / Atelier d’écriture 3+1 séances de jury : Affichage des démarches et processus de projet / présentations des contenus graphiques et des maquettes / projections informatiques / présentations orales / contrôle continu individuel – carnet de bord.
Déplacements :
Visite d’un autre paysage d’estuaire en Europe / Le Havre ou Anvers, durée 1 semaine / coût à définir
OULIEUPO (OUvroirs de LIEUx POtentiels) – Atelier de projet
OBJECTIF
L’OUvroir de LIEUx POtentiels (ou OULIEUPO) est un studio de projet de master à l’ENSA Nantes en partenariat avec le CAUE44 et La Preuve par 7 qui propose aux étudiant.e.s d’explorer le devenir des espaces habités au défi des transitions, à travers l’écriture de projets architecturaux manifestes rassemblés dans un atlas des bifurcations et redirections urbaines.
L‘ensemble des crises climatiques, économiques, sociales et les transitions qu’elles impliquent questionnent l’habitabilité de nos territoires et leurs possibilités d’évolution et d’aménagement, en témoignent pour exemple la loi climat et résilience de 2021 et le ZAN qui en découle. Les multiples injonctions à la sobriété foncière mettent en crise le monde de la construction et paradoxalement elles ouvrent des opportunités pour repenser les situations, processus et
dispositifs pour faire projet demain. L’ensemble des territoires, qu’ils soient urbains ou périurbains, naturels ou ruraux, sont impactés et doivent faire face à des injonctions paradoxales. Les situations contradictoires sont alors innombrables et elles imposent des changements de modèle dans l’organisation et le fonctionnement de nos territoires habités. Elles constituent un terreau de réflexion et d’imagination que l’architecte peut convoquer et qui, en creux, révèle les « friches de demain » en investiguant sur la notion de « biens communs », pour une reconquête collective du sol, et insuffle des résolutions hybrides sous l’égide de l’intensification, la transformation, la densification, le recyclage et le CARE (le soin et la maintenance).
CONTENU
Enquêter par le projet : Situation/Réplique/Retentissement
De 2025 à 2030, un compagnonnage s’établira entre des équipes étudiantes et des acteurs de la fabrique urbaine pour identifier collectivement les transitions à mener sur le territoire nantais à partir de situations dont découleront des utopies concrètes. Ainsi, Nantes Métropole Habitat, L’Établissement Public Foncier, l’association régionale Matière Grise, l’Agence d’urbanisme nantaise ou encore un « accompagnateur » du devenir des zones d’activités
partagerons leurs questionnements et hypothèses de travail sur les thèmes de la rénovation de l’habitat, de la maintenance des espaces publics, la filière du réemploi, la gestion des fonciers ou encore le devenir des zones d’activité. Aux côtés des acteurs de terrain, les étudiants identifieront des situations depuis lesquelles enquêter par le projet, en architecte.
Depuis une situation de déprise, de perturbation et d’incertitude, nous proposons donc d’envisager un « déclin heureux » qui implique de la part de l‘architecte un changement de point de vue, une prise de position et donc une réplique. Ainsi l’architecte, construit, par l’enquête, un argumentaire et une démonstration par l’enquête et le projet. Cela nécessite d’énoncer avec précisions des enjeux et les représenter. En définissant, en fabricant et renouvelant les
représentations, il révèle et amplifie des opportunités et situations inédites de projet. Par le projet, réplique à une situation, l’architecte contribue à une vision prospective documentée, expérimentée, partagée et partageable du devenir des espaces habités. Cartographier, consigner et inventorier ces projets, ces répliques, dans un document ouvert et interactif, c’est proposer un retentissement de ces expérimentations cumulées permettant de mettre en débat des espaces de
projets et des champs de déploiement des possibles pour une ville désirable et habitable, au défi des limites planétaires.
L’Utopie et le « faire avec » au défi des transitions.
L’étudiant.e est invité à se saisir d’une question d’actualité qui fait débat dans le champ de l’architecture et de l’urbanisme, en lien avec les préoccupations des acteurs de terrain. Si le sujet travaillé doit s’inscrire dans un faisceau d’enjeux socio-politiques plus globaux (conscience critique) et dans un réalisme opérationnel en interface avec des protagonistes du projet (conscience pratique), il doit s’« écrire » dans une forme d’utopie, entendue, non comme seule
fonction idéaliste, mais dans l’exploration des potentialités d’un développement territorial, social et imaginaire. Les sujets explorés relèveront un/des défis des transitions socio-économiques et environnementales qui s’imposent, des politiques publiques qui doivent s’y adapter tout en requestionnant les conditions et les objets d’une pratique architecturale responsable et désirable. Il s’agit d’explorer le «faire avec » ce qui est là et ce qui va advenir de nos territoires habités dans une démarche prospective qui résonne avec la nécessité de repenser le métier d’architecte et ses modalités d’exercice en descellant des opportunités de situations à construire qui convoque également un nouveau positionnement des acteurs institutionnels.
Les écritures du projet et de l’urbain, entre scènes et coulisses comme quête (ou fil rouge) pédagogique.
Tout au long du semestre, une attention particulière est portée aux écritures du projet et de l’urbain, tant dans le processus même de conception que dans sa documentation, sa médiation, voire ses formes performatives. Des apports méthodologiques, à travers des ateliers d’écriture (convoquant les travaux de l’OULIPO), des interventions d’Hugo Martin (documentaliste pour l’Ecole du terrain) sur les formes de documentation des projets architecturaux et urbains, et aussi des apports théoriques sur la fabrique narrative de l’urbanisme, permettront aux étudiants de s’approprier des outils conception tout en portant un regard critique et réflexif sur les manières dont s’écrivent les projets et les territoires habités, ainsi que les formes qu’ils convoquent en fonction des contextes. L’un des objectifs du studio sera de produire de la connaissance sur ces écritures du projet et de l’urbain, en lien notamment avec les travaux en cours sur les écritures de l’urbain à l’oeuvre au sein du réseau Pédago de l’APERAU (en lien avec les auteurs de l’OULIPO) et auquel l’édition 2025 de l’OULIEUPO participera en juin.
En complément des travaux menées sur ces écritures, les étudiant.e.s seront accompagnés par un comédien-improvisateur qui les initiera aux techniques de l’improvisation théâtrale, comme outil
pédagogique pour faciliter la prise de parole, le travail collaboratif, mais aussi, en creux, questionner les manières dont le projet et l’urbain se récitent et se mettent en scène. Ce recours à l’improvisation théâtrale pour enseigner le projet a déjà fait l’objet d’une expérimentation au long cours dans le cadre de l’enseignement de projet de licence 3 (S5) « Mais qu’est-ce donc qu’un espace public ? » et que nous proposons, en l’étendant au Master, de faire fructifier et de
documenter sur le plan pédagogique.
VALIDATION
Validation
1 rendu début mars (6 groupes de 4-5 étudiants), 1 rendu fin mai (12 groupes de 2 étudiants), puis la production d’une exposition et d’un site internet (fin juin) en parallèle des PFE
Déplacements :
Nous effectuons plusieurs déplacement hors les murs sur le territoire nantais. Dans le cadre de leurs travaux, les étudiants peuvent être amenés à effectuer des déplacements pour rencontrer des acteurs ou visiter des projets pour enrichir leur répertoire de références architecturales et urbaines, mais aussi documenter des processus de fabrication des projets.
SUR_MESUREs – Atelier de projet
OBJECTIF
D’après David Wengrow et Forensic architecture, plusieurs établissements humains auraient existé il y a 6 000 ans en Ukraine, laissant des traces de paysages urbains perdues dans la mémoire humaine, mais détectables à l’intérieur du sol, et révélant une empreinte écologique légère. Ces organisations urbaines auraient même accéléré la formation du chornozem, le sol très fertile des fameuses terres noires de la steppe forestière ukrainienne, qui serait alors un « anthrosol ». Une autre caractéristique est leur forme, traduisant l’absence de toute hiérarchie spatiale apparente, et composée de bâti entourant un très vaste espace ouvert. Cette Hypothèse Nebelivka amène à reconsidérer ce qu’on nomme « architecture » et « ville », et ouvre d’autres voies que celles liées à une culture d’extraction, de prédation et de compétition. [https://forensic-architecture.org/investigation/the-nebelivka-hypothesis]
Le studio SUR_MESUREs propose d’explorer ces autres voies, en donnant une place centrale à la question du sol, où se posent à tous les sens du terme les grandes problématiques contemporaines de l’habitabilité du monde ; en déclinant la notion de mesure, qui fait valoir les capacités intrinsèques de l’architecture mais aussi ses responsabilités ; et en mettant cette approche à l’épreuve de territoires fragilisés, demandant une attention particulière pour continuer à les habiter.
CONTENU
L’architecture est un outil puissant de changement. Pour faire face à l’épuisement et à la saturation des sols, traduisant un état du monde, nous imaginons des moyens pour y intervenir architecturalement avec délicatesse et mesure. Plusieurs principes sont proposés pour ce faire.
L’allègement ou comment peser le moins possible sur la terre ?
Par cette question sont en premier lieu abordées ici, à travers l’architecture, les nombreuses problématiques actuelles liées au sol (sa nature, son occupation, les impacts du métabolisme urbain…). On peut par exemple interroger ce 1er acte « impensé » d’urbanisation que constitue le terrassement. Elle renvoie aussi à la place toute relative des projets qui, en s’insérant dans un espace déjà-là dont ils réactualisent les formes, s’enchaînent dans la longue durée de la fabrique urbaine, avec les autres modes d’urbanisation (il y a toujours de l’ordinaire dans le planifié et du planifié dans l’ordinaire).
Elle conduit enfin à rechercher les motivations de toute intervention, si réduite soit-elle, et à mesurer les conséquences qu’elle entraîne, ici et ailleurs. Ainsi, afin d’alléger au possible l’empreinte de toute nouvelle architecture, le studio travaillera pour l’essentiel sur e t avec l’existant déjà construit, en affirmant l’acte d’invention que constitue cette intervention.
L’exigence de la mesure (mesurer, peser, compter – le projet est enquête)
Mesurer, c’est d’abord faire valoir le rapport sensible du corps à l’espace : prendre la mesure d’une architecture pour la comprendre non seulement par l’intellect, mais aussi par les sens ; et par l’architecture, donner la mesure des choses.
C’est aussi prendre la mesure des conséquences de ses actes dans une situation rencontrée, avec une exigence de précision et de preuve. Mesurer, peser, compter permet d’objectiver, mobiliser les chiffres clés permet d’ouvrir des possibles, car compter c’est prendre en compte : qu’est-ce qui compte / ne compte pas, qu’est-ce qu’on compte / exclut, écarte, oublie, occulte ?
On pourra par exemple mesurer des extractions et déplacements de matière, en calculant et représentant leur empreinte au droit du sol, de l’air, de l’eau, des corps…
Questionner les pratiques de l’architecture et leur modèles économiques
Cette quantification du monde permet d’apprécier et d’interroger les opérations conventionnelles qui le fondent. En y intégrant une problématisation des processus et points de vue adoptés, on se donne la possibilité de prendre en compte ce qui est généralement négligé ou invisibilisé. Ainsi, la mesure des valeurs produites par l’architecture, ou la comptabilité du temps passé sur un projet, pourraient permettre de faire évoluer certaines pratiques de l’architecture et l’économie de projet qui y est associée. De même qu’il est question ici de faire du temps du projet un espace critique, on peut également requestionner les formats du studio de projet, tels que définis par nos formations à l’architecture.
L’architecture comme discipline trans-scalaire
Les forces politiques, économiques, sociales, culturelles, géotectoniques, affectant et façonnant l’environnement bâti à différentes échelles (du corps à la planète en passant par toute les échelles intermédiaires : territoriales, paysagères, de la ville, du quartier, du bâti), l’espace et ses arrangements ont un effet réciproque sur ces forces, sur les humains et sur les non-humains qui agissent sur eux : c’est pourquoi nous concevons à l’intérieur de ces gradations, en partant du
principe que chaque échelle comporte ses propres dimensions et peut être considérée en soi, mais que l’ensemble n’est complet qu’avec chaque échelle.
Cette approche s’organise collaborativement à l’échelle du studio. Pour tenter de dépasser les dictatures de l’immédiateté profitant au capital et les cadres normatifs de la « durabilité », il est proposé de travailler avec toutes les temporalités, de l’éphémère à la longévité, y compris les tactiques et les incomplétudes, comme cadres d’opération.
Des territoires exposés et fragilisés
sont choisis pour ancrer cette approche à l’épreuve du réel. Fortement touchés par divers phénomènes liés au changement climatique, à la raréfaction du foncier, l’artificialisation du sol, les ségrégations sociales, etc, ces territoires et leurs sols demandent une attention particulière pour pouvoir continuer à y habiter. Le studio s’intéresse à l’architecture des lieux où nous habitons et apprenons, où nous nous rencontrons, discutons et passons du bon temps, et en particulier aux architectures invisibles qui, relevant d’une production diffuse mais non négligeable du point de vue de l’activités des architectes et de l’économie de la construction, s’infiltrent là où une architecture plus conventionnelle est moins
apte à répondre. Comment, à travers ces architectures hétérodoxes, relationnelles et considérées ensemble, cultiver un autre rapport aux sol, et plus largement au monde?
Un dispositif de regards en miroir depuis deux hémisphères,
entre les campus nantais et mauriciens, est posée, selon des modalités à préciser chaque année, en intégrant dans l’équipe pédagogique une enseignante basée à l’Ile Maurice. Sa visée est multiple : améliorer la réciprocité entre les deux campus, élargir le pannel des situations de projet, activer des ressorts de comparaison, permettant par exemple de mesurer les incidences du milieu (climat tropical / océanique, culture, politique…) sur une situation de projet, et sortir des codes et références occidentalocentrées de la discipline et de son système de pensées et de valeurs universalistes ; car c’est aussi cette construction homogénéisante qui soumet les milieux, les matières et les populations à diverses logiques d’extraction et d’exploitation.
VALIDATION
Progression continue, notamment sur carnet de bord.
Auto-évaluations.
Présentations intermédiaires.
Jury final.
Engagement étudiant
OBJECTIF
Reconnaître les compétences et savoirs-faire acquis dans le cadre d’un engagement
CONTENU
Les étudiants demandeurs ont une activité bénévole (Divers(c)ité, association humanitaire, solidaire, chantier école, élu au BDE, CVE…) d’environ 75 heures. Sont exclus les engagements auprès de religions et de partis politiques.
VALIDATION
o Demande par note d’intention d’1 page exposant la tenue de l’engagement et les compétences à transmettre au service à la commission engagement étudiant pour décision avant la fin de campagne des choix d’options.
o Rédaction d’un article de présentation pour ressource numérique
o Participation à l’atelier sur les compétences
o Participation à « la journée de l’engagement » prévue au calendrier pédagogique
o L’UET engagement étudiant ne peut être validée qu’une fois dans le cycle Master, avant le semestre de PFE
Terre crue et fibres naturelles
OBJECTIF
Cet enseignement propose la découverte de la terre crue. Il permet d’appréhender les procédés de production, les techniques de mise en œuvre et leurs potentialités et limites constructives et architecturales.
CONTENU
Des cours théoriques abordent : les aspects géologiques et géotechniques du sol; la matière, sa composition et ses caractéristiques mécaniques, thermo-physiques, hygrométriques, l’impact environnemental ; l’histoire de la construction en terre crue ; les techniques et procédés de construction, le patrimoine bâti en terre ; la conception des bâtiments en terre crue, les pathologies et le diagnostic, les systèmes de restauration ; les aspects réglementaires. Les TD permettront de manipuler la matière à travers différents ateliers : tests de reconnaissance des terres, préparation des mélanges, fabrication d’adobes, mise en œuvre de la bauge, du pisé, de l’adobe, du torchis et de la terre allégée.
VALIDATION
Dossier.
Controverses spatiales
OBJECTIF
La production urbaine généralisée se caractérise par le déploiement d’initiatives citoyennes, de démarches de concertation, tout autant que par le développement, la multiplication de controverses spatiales dans un contexte de mobilisation socio-environnementale. Prendre au sérieux cette dimension conflictuelle permet de mettre l’accent sur la dimension processuelle et interactionniste de la production urbaine et architecturale contemporaine. Il s’agit de saisir les jeux d’acteurs, les lieux, les spatialités à l’œuvre, les différentes formes d’expertises, arguments, et leurs recompositions permettant d’aborder les dimensions sociotechniques et politiques de la pratique urbanistique et architecturale. Dans ce contexte, cet enseignement vise, de manière fortement interdisciplinaire, l’analyse de controverses spatiales en aménagement à partir de cas d’études choisis par les étudiants au début du semestre. L’UET vise également l’initiation des étudiants aux méthodes de représentation de ces controverses : enquête in situ, cartographie spatiale critique, débat, schémas de controverses… comme outil essentiel de médiation et de projection.
La cartographie critique ou encore appelée radicale, contre-cartographie vise l’utilisation politique et sociale de la carte pour l’appréhension des luttes par la carte combinant là des modes de faire venant des arts, de la géographie, des sciences politiques et du militantisme sociale, etc. La cartographie critique vise une alternative cartographique aux représentations classiques de l’espace pour penser les mobilisations socio-environnementales. Elle devient le support d’une représentation multidimensionnelle pour donner à voir conjointement des constituants hétérogènes inséparablement associés (E. Morin, 1988).
Cet enseignement des controverses spatiales fait directement écho à celui de la prise de conscience collective de l’ampleur de la crise écologique et des vulnérabilités environnementales contemporaines. Les enjeux sont nombreux puisqu’il s’agit notamment de poser la question du rôle et de la responsabilité des architectes dans l’urbanocène/capitalocène. Des interventions de professionnels de la cartographie et des approches environnementales des questions spatiales accompagneront le semestre. Dans une visée trans- voire post-disciplinaire, nous aborderons l’apport des Studies telles que les études post-/décoloniales et écocritiques, les environmental humanities/studies, les critical infrastructure studies etc. pour concourir à l’élaboration de nouveaux savoirs.
CONTENU
L’enseignement se divise entre des temps d’apports théoriques sur l’analyse des controverses, sur le récit narratif, l’écologie politique et l’environnement dans les débats en architecture et urbanisme, des temps d’apports méthodologiques (cartographie, analyse d’arguments, recherche documentaire etc.) et des temps de suivi de l’avancement des travaux demandés.
Les étudiants s’appuieront dans ce cours sur une analyse croisée des différentes productions investissant les controverses spatiales à l’ENSA de Nantes depuis plusieurs années. Les étudiants suivront tout au long du semestre par groupe de 3-4 étudiant.e.s une controverse spatiale de leur choix qu’il s’agira de documenter (faire l’enquête, recueillir les arguments et mettre en débat les paroles d’acteurs, dessiner et cartographier les controverses, organiser des scènes de débat, etc.).
Les années précédentes les étudiants ont, par exemple, pris pour objet de recherche : le projet des méga-bassines à Sainte-Soline, l’implantation du futur CHU sur l’île de Nantes, le surf-park de Saint-Père-en-Retz, les entrepôts Amazon, la construction d’ensemble immobilier, l’imperméabilisation des sols, la création de centrales photovoltaïques, etc.
Méthodologie
-Analyse documentaire / Presse
-Enquête ethnographique et observation de terrain
-Rencontre d’acteurs de la controverse sur le terrain et déambulation utopique (sur deux séances)
Mots clés :
Controverses spatiales et environnementales, architecture critique, contre-cartographie, lecture utopique de la ville
VALIDATION
Les étudiants seront évalués par leur présence régulière aux séances et par la production de deux supports cartographiques détaillés et illustrés ainsi que la réalisation d’une restitution orale du travail lors de la dernière séance. Les consignes sont détaillées dans un document spécifique.
• La cartographie de controverses : 40% de la note
• La cartographie fictionnelle : 40% de la note
• La restitution orale : 20% de la note
Architecture navale
OBJECTIF
L’UET Architecture navale est une invitation à la découverte des enjeux de l’architecture navale à travers son processus de conception. L’objectif est d’une part d’éveiller les étudiants à une discipline nouvelle mais également de stimuler leurs méthodes de conception architecturale et le développement d’outils personnels, transposables à tout type d’architecture. Il permet également de prendre conscience de l’influence du mode de représentation dans la conception architecturale.
CONTENU
L’objectif sera, par binôme, de concevoir un navire, en esquisse et en maquette :
– Chacun un projet
– Chacun un programme
– Favoriser une radicalité du cahier des charges
– Concevoir un navire singulier à main levée
– Construire la maquette.
La multitude des programmes favorise l’apprentissage global par la découverte des autres projets que ce soient des voiliers, des bateaux à moteur, à vocation maritime ou fluviale, des bateaux de travail ou de plaisance. La seule règle est que le programme soit suffisamment spécifique pour favoriser une réponse singulière issue d’un usage hyperqualifié.
La construction de l’objet en maquette impose une définition de chaque composant du navire, moins abstraite que le dessin. La construction de chacun des éléments du navire en maquette et leur assemblage deviennent alors support d’apprentissage de l’architecture navale et d’assimilation des notions fondamentales dans un contexte créatif intense.
VALIDATION
– La pertinence du concept
– La cohérence entre le concept et le projet
– L’assimilation des enjeux architecturaux abordés.
– La qualité de la maquette.
Territoires sensibles
OBJECTIF
En nous appuyant sur une méthodologie de recherche-création, en alternant entre enquête de terrain et travail en atelier, en nous inspirant de procédés de représentations venant des arts plastiques et visuels, de la photographie documentaire, du graphisme, de la fiction ou du cinéma, nous nous essayerons à de nouvelles formes de cartographies qui tentent de rendre compte la véritable nature d’un chantier : un processus spatial et temporelle, singulier et universel dont toute représentation relève nécessairement d’une forme de création.
CONTENU
Le chantier est un art, une technique, un travail, une industrie à ciel ouvert, un paysage mutant, un temps long de transformations, un lieu générique et spécifique à la fois, un moviment — monument en mouvement.
Emblématique de nos villes et de nos territoires en transformation, le chantier est l’une des figures majeures de nos sociétés. L’artiste Robert Smithson parle du chantier en tant que théâtres du réel : théâtre des matériaux, espace d’exposition du travail en train de se faire, lieu d’incarnation des fictions architecturales et urbaines contemporaines.
La Cité de l’architecture et du patrimoine a consacré une exposition à ce vaste sujet : L’art du chantier – ou comment les Hommes ont-ils vu, conçu et représenté cet espace-temps où advient l’architecture et la ville. Le chantier est une performance, un paysage évolutif, une organisation du travail productif qui n’existe qu’en vue de sa propre abolition. A la fin le chantier — phénomène éphémère — disparaitra pour ne laisser que ce qu’il aura produit : l’objet architectural.
Si nous avions à représenter le chantier, à cartographier ce processus — ce phénomène qui nous parle justement de la condition évolutive et mutante du monde — comment nous y prendrions-nous ? Que montrerions-nous ? A la fois enquête sensible de terrain, approche documentaire et production graphique, la tentative de cartographier le chantier sera avant tout une méthode de travail expérimentale et heuristique : une recherche-création.
Mots clés
Chantier, cartographie, documentation, création graphique, recherche-création
VALIDATION
Présence et participation actives aux travaux individuels et en groupe.
Qualité et pertinence des productions carto-graphiques restituées en fin de projet
Pratiques d’une profession plurielle au XXe
OBJECTIF
Cet enseignement thématique propose aux étudiantes et aux étudiants un espace d’approfondissement au sujet des pratiques professionnelles en architecture, en urbanisme et en paysage et de leur évolution au cours du temps. Il intervient en écho ou en prolongement d’autres espaces d’enseignement du cycle licence comme « Les mondes de l’architecture » (S6, L3) et s’articule aussi aux enseignements délivrés en post-diplôme pour l’obtention de la HMONP.
CONTENU
Il est organisé, d’une part, autour de séances dédiées aux apports théoriques en histoire de la profession d’architecte (et des métiers de l’architecture) depuis la Renaissance jusqu’aux années 2020 et en sociologie de l’architecture ou encore en sociologie des professions. Il se structure, d’autre part, autour de séances de TD, conçues comme des exercices d’approfondissement collectifs portant, par exemple, sur l’un des thèmes suivants : l’histoire des architectes nantais et de leurs trajectoires professionnelles au XXe siècle ; la pratique contemporaine de la maîtrise d’usage ; les pratiques contemporaines de conseil en architecture, en urbanisme et en paysage ; l’histoire de l’Ordre des architectes dans les Pays de la Loire. Ces TD s’organiseront (selon la thématique retenue) autour de campagnes d’entretiens permettant la constitution d’archives orales et/ou d’analyse de sources (provenant des Archives Départementales de Loire-Atlantique notamment). Les séances de TD pourraient également soutenir le projet d’un Observatoire des parcours professionnels et de l’insertion des diplômés de l’ENSA Nantes.
Cet enseignement est lié/articulé à plusieurs programmes de recherche en cours, notamment développés au sein du Crenau-AAU (ProMetUrba21 « Architectes, urbanistes et paysagistes face aux défi s du 21e siècle »; Projet IdEx « Profession archi » sur l’histoire de la diversification des pratiques en architecture) et d’autres projets de recherche en cours de montage et de demandes de financement.
VALIDATION
Mémoire – Création / Formalisation
OBJECTIF
Il s’agit d’accompagner l’écriture et la fabrication de votre mémoire-création, de consolider les démarches que vous avez engagées au premier semestre pour aboutir à une forme finalisée à la fin du semestre.
CONTENU
Développer une démarche de recherche-création, développer une réflexion critique, participer activement aux échanges et collaborations au sein des ateliers, finaliser leur projet intégrant à la fois la dimension théorique et pratique, présenter et défendre leur mémoire-création devant un public.
VALIDATION
Situations Infra-Métropolitaines
OBJECTIF
Le domaine d’études « Espaces critiques » du master de l’ensa Nantes propose aux étudiants la lecture de territoires souvent rendus invisibles aux yeux de l’administration. Espaces intra-, infra- ou péri-métropolitains, ce sont des situations singulières, qui agrègent une multiplicité de problèmes complexes qu’il s’agit de faire atterrir (Latour), non pas de façon abstraite et générique mais bien de façon concrète, située et existentielle (Guattari).
Cette ambition d’exploration critique d’un territoire bien balisé sous-entend un changement de vocabulaire et un changement d’attitude.
D’un côté, le vocabulaire codé de la transition apparaît en particulier vite impertinent, et il convient de s’écarter des seules approches environnementales ou techno-solutionnistes pour puiser dans un vocabulaire critique plus incisif : à l’image du territoire-sentinelle a alors été associée une notion de « projet sentinelle », beaucoup plus opératoire du point de vue pédagogique.
De l’autre, c’est au déplacement du rôle de l’architecte, des représentations du projet et de l’objet lui-même qu’il faut travailler. Loin des chimères numériques, en adoptant une forme de frugalité vive, l’architecte est à même d’imaginer, de révéler et de designer, avec les outils spécifiques de sa formation, augmentées de ceux des sciences humaines et sociales, les conditions pour réenchanter les territoires. A la figure de l’architecte démiurge se substitue celle d’un architecte au service des territoires, à l’écoute de ses habitants et de ses acteurs.
CONTENU
La menace comme levier de projet
« Je ne devrais pas vous dire ça, ce n’est peut-être pas entendable, mais, ce que je souhaiterais pour ma commune, c’est organiser son évacuation »!
Le maire de la Barre-de-Monts, épicentre du risque de submersion du marais breton
Entretien étudiant 2023
Soumis à des tensions socio-environnementales fortes et imminentes, les espaces littoraux sont en danger : submersions marines, inondabilité, pollutions potentielles, habitats dévastés, agriculture et économie locale remises en question, etc. Les récents événements climatiques dans le monde ne laissent plus de doute. On ne peut plus considérer ces menaces comme la représentation abstraite d’un futur probable, mais comme un levier, concret, pour apprendre à projeter la transformation des territoires.
Les étudiants sont ainsi été invités à prendre le parti de l’eau et à concevoir des projets d’adaptation et de résilience en s’efforçant de répondre à au moins trois enjeux majeurs :
• la ré-invention de modes d’habiter et de formes d’habitat adaptées ;
• la réflexion sur une économie territoriale « post-montée des eaux » ;
• la réception et l’acceptabilité sociale des risques.
La transdisciplinarité en actes
L’atelier de projet court « Situations infra-métropolitaines » est l’occasion, en interaction directe avec les acteurs des territoires et les enjeux socio-écologiques contemporains, d’initier l’étudiant à la transdisciplinarité en le confrontant à une situation de projet concret sur un territoire sensible. L’intervention, au sein d’un même atelier, d’enseignants issus de champs disciplinaires variés, est une pratique qui est volontiers portée à l’ensa Nantes – au point d’en faire un enjeu pédagogique important pour certains, comme en témoigne la création inédite du Master Villes et Territoires. Co-habilité avec Nantes Université, ce Master permet de réunir chaque année une trentaine d’étudiants venant d’horizons disciplinaires différents : l’architecture naturellement, mais aussi la géographie, l’histoire, la sociologie, le droit et les sciences politiques.
La proposition du workshop intensif « Situations infra-métropolitaines » est alors un moment clé d’apprentissage – de la posture projectuelle en équipe pour les étudiants non-architectes, de la fécondité d’une confrontation interdisciplinaire pour tous les étudiants, architectes ou non. Ce projet court permet à plusieurs équipes interdisciplinaires de se saisir d’un sujet pour lequel elles doivent produire, dans un temps limité, des propositions projectuelles à partir de leurs bagages référentiels respectifs.
L’interdisciplinarité se déploie donc autant au niveau des échanges entre étudiants que dans la variété disciplinaire des enseignants qui sont partie prenante de la formation.
Schéma d’organisation de la semaine intensive
Il est proposé aux étudiants de décliner leur projet à trois échelles d’enjeux :
– S’inscrire dans un paysage littoral, forestier et relié aux marais productifs rétro- littoraux, et proposer des modes d’« habiter » face aux nouveaux défis environnementaux
– Penser le devenir et les alternatives économiques et sociales d’une commune littorale qui puisse résister à une monofonctionnalité́ touristique ;
– Imaginer le devenir (programmatique, urbain et architectural) d’un échantillon du territoire qui pourrait être un levier d’activation des stratégies urbaines et territoriales.
… Qui se traduisent par trois échelles de propositions:
– Un schéma d’orientation général d’échelle large englobant les différents composants du territoire et engageant une prise de position urbaine et architecturale.
– Des propositions concrètes et illustrées sur l’ensemble du périmètre de réflexion préalablement défini et à l’échelle de la ville.
– Une proposition d’intervention sur une portion significative du territoire.
Déroulement:
Lundi : lancement du projet court à l’ENSA de Nantes et formation des équipes
Fin de matinée : Départ pour la visite de site en fin de matinée
RDV avec des représentants de l’équipe municipale et/ou responsables pour un énoncé des enjeux
Mardi : Travail en atelier : mise en situation Analyse et diagnostic,
Mercredi : Travail en atelier : définition et énoncé des concepts et programmes
Jeudi : Travail en atelier : développement et représentations
Vendredi : Restitution et présentation des travaux à partir de 13h00
Déplacement(s) envisagé(s)
Arpentage des terrains d’études avec les différents groupes d’étudiants le lundi de la semaine intensive: Littoral Atlantique.
VALIDATION
ELEMENTS DE RENDU ATTENDUS
Il est attendu par les différents groupe d’étudiants architectes-juristes et géographes la production de 3 panneaux de présentation contenant :
Panneau 1: Exposé de la problématique urbaine
Schémas analytiques concept
Texte manifeste
Éléments de programme
Panneau 2 et 3: Proposition de l’équipe
Illustrations des possibles du projet
Vues aériennes
Plan d’ensemble (échelle à déterminer) et coupes schématiques
Temporalités du projet
L’évaluation du projet s’appuie sur la qualité des propositions, la présence et la participation, et la critique lors des présentations.
Territoires hypothétiques
OBJECTIF
Cet enseignement de format court associe une UE de projet court du master de l’Ensan avec l’atelier intensif d’analyse urbaine prospective du master 1 Villes et Territoires, associant l’Ensan, l’Université de droit – Sciences po et l’IGARUN (Institut de géographie et aménagement).
Le studio invite à explorer un territoire et ses hypothèses, à travers une approche critique de l’existant et des controverses urbanistiques qui y sont soulevées, et la construction de situations problématiques remettant en question nos certitudes.
L’urbanisme n’y est pas appréhendé comme une recette toute faite pour une ville projetée mais comme une base d’exploration du terrain : pragmatique, relationnelle et expérientielle, articulant projet urbain et recherche, et permettant de « saisir des objets géographiques contemporains » .
Les productions et présentations se font dans l’éthique d’un retour au terrain, dans le respect de la relation née de la rencontre avec un territoire et ses acteurs.
CONTENU
Ces dernières années les questions de l’écologie qui avait souvent été traitées à l’échelle de la planète se sont reterritorialisées. Mais qu’en est-il du sujet du travail, en particulier au-delà de la ville centre ? Dans une métropole comme Nantes, dont la vie quotidienne de ses habitant·es dépend de flux mondialement connectés, comment regarder ensemble les problématiques du territoire, de l’écologie et du travail ? S’ils ont été souvent présentés comme antagonistes, ne peut-on pas au contraire y voir des relations très proches ? Les grilles d’analyse appliquées à l’un peuvent il permettre d’étudier l’autre ?
Après 3 sessions de travail à la zad Notre Dame des Landes (écart entre le territoire et le PLUi), puis 3 sessions à Saint-Colomban (impacts de l’extraction massive de sable), Territoires hypothétiques propose d’aborder ces questions (rapports entre écologie, travail et territoire) depuis le site de l’usine LU – Mondelez à La Haie Fouassière, à 20 km du centre de Nantes.
Schéma d’organisation du semestre
Travail en groupes et à l’échelle de l’ensemble de la classe, comme intelligence collective, valorisant l’approche du terrain et de ses acteurs (arpentage, rencontres, restitution in situ)..
Déplacement(s) envisagé(s)
La Haie Fouassière
VALIDATION
Implication dans l’atelier et dans la production collective.
Présentation finale.
Auto-évaluations.
Felt Sound
OBJECTIF
Cet intensif propose un workshop Erasmus international en immersion pendant 6 jours sur l’île de Chypre. Hébergés dans le centre historique de Limassol, les étudiants de l’ensaNantes rencontreront et échangeront avec les étudiants de Chypre et de Volos (Grèce).
Comme chaque année, le projet court expérimente de nouvelles collaborations et explore de nouveaux lieux de pédagogies alternatives en lien avec le vivant. Pour ce prochain cours intensif, le terrain d’expérimentation et de création s’invite sur l’île de Chypre, dans les paysages pastoraux de l’île et vous propose de vivre une expérience qui vous engage dans un processus riche de rencontres, de création et de réflexion collective.
La rencontre des acteurs locaux : éleveurs ; artistes, mais aussi l’exploration des paysages, la rencontre avec l’animal et l’exploration des potentialités de la laine et du feutre sera le terreau de narrations paysagères et anthropologiques issues de la provenance de la laine, et donnera lieu à la fabrication collective de pièces architecture-sculpture de pièces feutrées. Ce projet de co-création avec les étudiants de Volos et de Chypre est susceptible de faire émerger des formes d’écritures situées et des dynamiques en sensibilisant et en innovant dans le cadre de l’économie circulaire. Ce projet intégrera les réflexions autour du care, du fait de reconsidération d’une matière vivante : la laine, elle-même considérée comme déchet.
CONTENU
La rencontre avec ce milieu vivant sera l’occasion de poser le cadre de notre intensif en immersion, et de co-construire le protocole commun qui donnera lieu à vos productions. Nous introduisons un récit :
La figure du Mouflon, est en quelque sorte un mouton sauvage mais il est en même temps l’icône de Chypre . Cette figure, nous invite à explorer ensemble la création d’un nouveau emblème, rendant sensible cette idée de troisième nature – entre sauvage et domestique, entre culture et nature.
Le premier temps de ce workshop sera consacré à l’arpentage collectif, à la déambulation dans les paysages et la visite de fermes sur l’île de Chypre. Cette première expérience basée sur l’observation, la rencontre, la collecte d’éléments, de sons et de récits prélevés sur lieu, et sera autant de matériaux qui viendront nourrir vos propositions plastiques. De retour à Limassol, en atelier, par l’échange de vos expériences et l’expérimentation collective de la matière, nous activerons par le toucher une matière sensible: la laine qui contiendra à la fois le souvenir de l’animal, les paysages traversés, et les gestes de transformation collective. Ces premières expérimentations serviront de propédeutique à la fabrication de votre projet, à la croisée de votre expérience des paysages et de l’expérimentation de la matière. La fabrication de ces textiles- sculpture- architecture sera animée par des électroniques souples (soft electronics), des capteurs ou des haut-parleurs intégrés, créant des scénographies vibrantes où la fabrication devient elle-même narration. Les soundscapes, captés sur place (souffles, bêlements, vents, machines, récits), s’entrelacent aux objets et aux figures rencontrées. Des rencontres en visio autour de vos travaux avec Flöke Koberling et des chercheurs-artistes- architectes de Volos viendront ponctuer votre semaine. Un programme détaillé vous sera transmis en amont.
VALIDATION
Hebergement à Chypre : Auberge Bee: https://www.aubergesdejeunesse.com/Auberge-jeunesse-Hostel/Auberge-Bee/BK6882442
Lieu de travail : Université de Technologie de Chypre (CUT) – Media Arts & Design Research Lab – MADLAB, Limasol, Chypre :
Budjet : L’intégralité des frais de ce projet Erasmus: voyage, hébergement et nourriture est pris en charge par l’école. Il est donc gratuit pour vous. Ce projet court s’adresse en priorité aux étudiants de Master. Il est limité à 15 étudiants de L’ensaNantes.
Une participation active. Cette semaine se finalisera par la présentation festive de vos propositions. Vous restituerez en pdf un carnet de voyage que vous alimenterez pendant la semaine de vos observations, réflexions et processus de travail. Un programme détaillé de l’organisation de la semaine et des détails du voyage vous sera transmis début juillet.
Partenaire : Chypre/ Cyprus – Université de Technologie de Chypre (CUT)/ University of Technology: Media Arts & Design Research Lab – MADLAB, Dr Marinos Koutsomichalis – Directeur /Director
Grèce/Greece – Université de Thessalie Département d’Architecture (Volos) / University of Thessalie, Architecture Department (Volos), Nicolas Rémy , Directeur /Director https://www.arch.uth.gr/en/
Bibliographie
WOLLBAU – FLÖKE KOBERLING https://adocs.de/de/buecher/raum-theorie-praxis/wollbau
https://www.baunetz.de/meldungen/Meldungen-Eine_unterschaetzte_Ressource_9720855.html
Vinciane DESPRET, Michel MEURET : Composer avec les moutons,CARDÈRE, 2016
Elsa DORLIN, Eva RODRIGUEZ,( Sous la dir.) Penser avec Donna Harraway : chap: Mara Puig de la Bellacasa, Technologie Toucahntes, vision touchantes, PUF, 2012
Justice-oriented Participatory Electronic Textile Making: Fostering shared spaces of knowledge dialogues through the process of making, un-making, and re-making justice-oriented participatory praxis. In Proceedings of the Participatory Design Conference 2022 – Volume 2 (PDC ’22), Vol. 2. Association for Computing Machinery, New York, NY, USA, 259–262. https://doi.org/10.1145/3537797.3537880 – Angelika Strohmayer, Laura Cortés-Rico, Tania Pérez-Bustos, Afroditi Psarra, Daniela Rosner, Özge Subasi, Irene Posch, Sara Nabil, and Jihan Sherman. 2022.
SITE AWARE: https://awarewomenartists.com/supports_et_techniques/textile/page/2/
Adrian pepe , artiste : https://adrianpepe.com/Hair
Pierrette Bloch, Marinette Cue…
Algoarchi Design
OBJECTIF
Les applications algorithmiques, la réalité virtuelle, l’Intelligence Artificielle ouvrent des univers créatifs fascinants à la crête des nouvelles attentes professionnelles que ce soit pour la fabrication, le développement durable, la ville de demain et les pratiques alternatives. La proposition est ici de découvrir ce qu’il se fait de plus récent dans les méthodes, les pensées et les outils qui formeront les métiers de demain. Les projets se feront en lien avec des Masters extérieurs à l’école pour le développement de projets plus ambitieux.
CONTENU
Ce module propose d’explorer de nouvelles façons de concevoir en architecture, en développant à la fois des connaissances et des compétences adaptées aux enjeux contemporains du projet. Il s’agit de structurer une démarche de conception en s’appuyant sur la créativité, une méthodologie rigoureuse, ainsi qu’une pensée constructive et algorithmique.
Cela peut passer par la modélisation de formes complexes, la mise en place des processus de conception adaptés à leurs intentions et à construire des dispositifs sur mesure. Ces compétences seront mobilisées dans des exercices où l’expérimentation aura une place centrale, favorisant l’autonomie et la capacité à formuler des hypothèses de projet innovantes.
Le module abordera plusieurs thématiques clés : la pensée algorithmique, l’engendrement de la forme, la géométrie dans l’espace, les mondes virtuels, l’intelligence artificielle et la conception sonore. Ces contenus permettront de mieux comprendre comment les outils numériques peuvent enrichir leur processus de création, mais aussi comment ils transforment la manière d’imaginer, de représenter et de construire l’espace.
VALIDATION
Projet final
Valorisation
Participation à des manifestations scientifiques, diffusion de la science, manifestations culturelles grand public
Dissémination scientifique
Présentation du processus pédagogique aux colloques internationaux (DCA, EAEA, eCAADe, Sigradi…) production d’articles et d’ouvrages.
Maquette + +
OBJECTIF
Cet enseignement est co-coordonné par les champs TPCAU et ATR, afin d’en croiser culture et références. La maquette physique, concrète et augmentée de pièces graphiques, est le point central de la réflexion et de la mise en forme, comme outil critique et exploratoire sur des thématiques ciblées (volume, matière, contexte) permettant une nouvelle approche spatiale de l’architecture pavillonnaire. Il s’agit aussi d’expérimenter la dimension itérative de l’outil maquette dans le processus de conception. La question du pavillonnaire sera le support de recherche afin de conduire une réinterprétation de ces modèles architecturaux qui façonnent très largement nos territoires depuis la reconstruction jusqu’à aujourd’hui. Au travers du modèle pavillonnaire revisité, c’est un champ d’investigation du patrimoine existant trop peu abordé qui est visé, une invitation à ouvrir de nouvelles perspectives de projets en intégrant tout autant des questions plastiques, paysagères, de matérialité́, d’ambiances, de technicité́, de sérialité́… Dans le cadre de la politique du ZAN (Zéro Artificialisation Nette), le modèle pavillonnaire s’impose à nous comme une part de notre héritage à transformer. Les sujets d’études :
– Les maisons modèles du « village Expo » à la Harlière à St Herblain : https://www.dropbox.com/sh/woah2y4q44gahjv/AABEBlrWyqaMrcCUeGFXgGnza?dl=0
– Les maisons « Castors » quartier Bellevue à Nantes : https://maps.app.goo.gl/s8ZAy11wabk56gvb7 https://patrimonia.nantes.fr/home/decouvrir/themes-et-quartiers/quartier-saintyves.html
– Les maisons Familiales « lotissement les Cytises », quartier Bellevue à Nantes : https://maps.app.goo.gl/s8ZAy11wabk56gvb7 https://patrimonia.nantes.fr/home/decouvrir/themes-et-quartiers/habiter-bellevue–1960-2000.html
– Une autre « maison modèle pavillonnaire » que vous connaissez bien
Cette proximité géographique permet d’appréhender la situation urbaine préexistante du modèle étudié, premier aspect d’une possible singularité dans ce système pavillonnaire sériel. À travers des références et des projets choisis, il s’agit d’approfondir une relecture distancée de ce qui existe déjà̀, afin de faire émerger de nouvelles thématiques et de permettre des perspectives de transformations contemporaines des architectures déjà̀ construites. Un cadre commun de réflexion est privilégié (partage d’enjeux, atlas de références), l’échelle du sujet est également tenue (la maison individuelle) pour être traitée dans ce format réduit d’une semaine intensive de projet. Des alternatives aux « maisons modèles » proposées peuvent être envisagées. Elles devront
être bien documentées, être caractéristiques d’un pavillonnaire modèle/sériel. Vos choix devront être validés au préalable de la semaine intensive par l’équipe enseignante.
CONTENU
Lundi aprem :
⇒ Présentation du modèle pavillonnaire à transformer (plan / contexte)
⇒ Evoquer les potentiels de sa transformation (texture, couleur, matière, lumière, plein/vide…)
⇒ Faire des expérimentations en volume / Fabriquer des matérialités et des spatialités en fonction des singularités fortes de votre projet
⇒ Dresser un premier Atlas ce références
Mardi :
⇒ Mettre-en-œuvre et formaliser 3 prototypes de transformation / selon 3 orientations différentes et principes forts / selon 3 matières différentes + hybridations des matières.
Pistes de réflexions :
– Réflexion/approche paysagère/urbaine/géographique questionnant le sol/limites/seuils
– Réflexion/approche structure/matière/espace questionnant la plasticité́/singularité́
– Réflexion/approche Partition/programmation questionnant l’espace par la reformulation/hybridation des usages.
Mercredi et jeudi
⇒ RÉALISATION DE LA MAQUETTE CONCRÈTE située à l’échelle d’un contexte
⇒ Mettre-en-œuvre la Maquette physique augmentée* en tenant compte de son ancrage contextuel (lieu et situation) / Rapport au sol et à l’environnement.
⇒ Elaboration réactualisée au fur et à mesure de l’Atlas d’images* en format A3 vertical
⇒ Réalisation d’un Dispositif imageant* en tant que documents associés (dessins, photomontages, textes et images numériques composées) à la présentation de l’objet maquette pour en augmenter le sens.
Vendredi matin :
⇒ Mise en place de l’exposition des maquettes + documents associés
⇒ Une grande attention portée au détail dans la réalisation de la maquette et à la qualité́ des éléments de représentation des matérialités et spatialités du projet.
Vendredi aprem
⇒ RESTITUTION FINALE
⇒ Présentation de la maquette finale accompagnée des documents associés (Texte, Atlas, Dispositif imageant, présentation des 3 prototypes expérimentaux).
⇒ Exposition soignée (espace, lumière…).
⇒ Evaluation critique partagée avec les étudiantes.
⇒ Versement sur le teams d’un document synthèse de votre projet (photos de votre maquette et de ses étapes de transformation notamment, Atlas références…).
Préciser le rapport au monde professionnel, la relation à la recherche
Parce que la question de la transformation d’un habitat pavillonnaire constitue bien souvent la première commande pour un.e jeune architecte, il nous semble légitime de la traiter en master pour aider à constituer une posture réflexive, exploratoire là où les attendus architecturaux sont parfois minorés en raison de la considération « de banalité́ » de ces architectures « génériques ». Ce sujet s’appuie également sur l’émergence de postures architecturales singulières observées dans la production contemporaine (notamment Maison M27 à Mimizan par l’agence Bast Architectes).
VALIDATION
Une grande attention sera portée sur la présentation finale et soignée de la maquette ++ réalisée et de ses documents associés (visuels, textuels).
L’évaluation se fera en contrôle continu, sur des critères d’autonomie dans la mise-en-œuvre du travail et dans l’engagement de l’étudiant à participer de façon dynamique à la démarche collective de l’atelier et à partager ses questionnements et ses savoirs techniques.
C’est la pause
OBJECTIF
L’atelier intensif « C’est la pause ! » se saisit de situations de transition pour repenser la place de l’humain dans le monde actuel, son rapport au milieu, au collectif et à soi-même.
Cet atelier propose de mettre en jeu des possibles et de concevoir des réalités alternatives en résonance avec un terrain. C’est une initiation au prototypage urbain qui joue avec les contradictions existantes ; qui se saisit de déplacements ; qui change le présent à partir du futur.
Notre intention est double : élaborer des propositions spatiales dans un temps très court et dans le même temps, inscrire ces propositions dans les temporalités de transformations du lieu, qui sont nécessairement plus longues. Cet enseignement se déploie à partir d’une situation de projet réel, à savoir cette fois-ci, travailler parmi des lycéen.nes du lycée XXXXXX ( à définir)
Objectifs pédagogiques :
– S’initier au prototypage urbain comme méthode de conception mobilisant simultanément processus de recherche, façonnage matériel et transposition des enseignements acquis
– Savoir entrer en contact avec une situation réelle et apprendre à avancer dans ce contexte malgré la persistance d’inconnues
– Savoir manipuler une pensée écosystémique, différentes échelles, différents modes d’expression
– Savoir équilibrer travail individuel et travail en équipe
– Savoir transposer des idées et intuitions en pratiques et les exprimer en objets en prise avec le monde
– Savoir restituer et transmettre des connaissances dans des formes intelligibles, partageables et interprétables.
CONTENU
L’atelier est conçu comme un jeu en cinq étapes. A l’issue de chaque jour est produit un objet transitionnel ouvrant sur l’étape suivante. Il s’agit d’un livrable journalier qui est à la fois le point de départ du jour suivant. Ce processus de prototypage permet de tester les lieux intermédiaires, de recréation suivant différentes hypothèses d’intervention. Les étudiants se mettent à l’épreuve d’une méthode de conception mobilisant simultanément processus de recherche, façonnage matériel et transmission à des tiers dans un temps contraint. Par immersion et prototypage, l’enseignement vise à cultiver les capacités réflexives entre les réalités du terrain, la mise en jeu des possibles, l’élaboration fulgurante d’une proposition et sa transmission. L’expression sous forme d’objets transitionnels aide à concrétiser des leviers pour stimuler les processus de transformation.
SITUATION DE PROJET
Être en immersion dans le terrain
Le Lycée XXXXX, est l’un des partenaires historiques de l’ensa Nantes via le dispositif Divers(c)ités. À ce titre, des étudiant.es y ont animé divers ateliers in situ, mettant au jour un ensemble de situations propices à mobiliser le savoir-faire des filières professionnelles de l’établissement (économie de la construction, patrimoine bâti option maçonnerie…). Dans une perspective d’amélioration d’espaces de récréation, ou des espaces de transition – la cour centrale ou encore la maison des lycéens – la collaboration avec l’école d’architecture permettra d’expérimenter une démarche ouverte intégrant les élèves, les enseignant.es et les salarié.es du lycée dans un processus de transformation de l’espace.
Habiter le projet et être habité par le projet
Toute la semaine, le groupe sera présent et prendra ses repas au sein de l’établissement au milieu des plus jeunes. L’immersion sur le terrain est une clef de lecture supplémentaire qui permet d’éprouver en soi-même ce qui se joue dans les situations identifiées par les usagers.
Faire avec, faire parmi
Cette expérience est une opportunité pour les étudiant.es de mettre leurs compétences (conceptuelles, analytiques, graphiques, constructives, pédagogiques, …) au service d’une (ou plusieurs) situations controversées. En effet, cet espace de travail ne concerne pas la médiation de l’architecture. L’étudiant.e ne représente pas un médium entre l’objet architectural et le lycéen. L’étudiant.e est une voix parmi les autres voix. Une voix dont les connaissances et la singularité mérite d’être mise au profit des sujets qui animent le groupe.
L’issue du projet court est envisagé comme le point de départ d’un processus de transformation des espaces du lycée. Un processus qui s’inscrit dans une temporalité plus longue. Des projets d’Engagement Étudiant sont envisagés dans cette perspective.
Faire avec c’est aussi faire avec les personnes, les objets, les situations, les espaces, les matières en présence. Il appartient aux étudiant.es de prendre des initiatives, d’observer ce qui peut être prélevé et remis en jeu au service du projet. La transformation de l’espace est un jeu d’addition, de soustraction, de déplacement, de retournement…
Livrables :
– des productions graphiques, formelles et situées ;
– un « cahier des possibles » à transmettre à l’établissement ;
– une ou des interventions à l’échelle sur le terrain.
– la mise en place d’une présentation finale par les lycée.nes devant des usagers des lieux
DETAILS ET CONDITIONS
Localisation : Lycée XXXXXX à définir
* le lycée est un établissement scolaire public. Ses usagers sont soumis aux lois et règles républicaines qui régissent la vie de l’établissement. Une de ces règles concerne l’interdiction, au sein de l’établissement, du « port de signes ou tenues par lesquels toute personne manifeste ostensiblement une appartenance religieuse ». Puisque les étudiant.es et les équipes pédagogiques séjourneront au sein de l’établissement, il leur sera demandé de respecter les règles qui régissent la vie de l’établissement
VALIDATION
Présence et participation à l’atelier à toutes les étapes
Capacité à appréhender la pluralité, en débattre, argumenter et justifier les choix et les idées
Qualité de l’analyse et de la démarche, inventivité et pertinence des idées et de la proposition
Qualité graphique, clarté de l’expression orale, restitution des documents demandés
Proposition de projet court : atelier de prototypage urbain pour transformer les espaces tiers
Effectif limité à 24 étudiants
Propaille
OBJECTIF
Construire et concevoir des bâtiments en respectant les Règles Professionnelles de construction en paille.
Objectifs :
– Appréhender le matériau botte de paille, en connaître les caractéristiques et les limites.
– Connaître les bases de la thermique et de la physique du bâtiment.
– Connaître le contexte réglementaire applicable à la construction en paille.
– Apprendre à utiliser et maîtriser les Règles Professionnelles de construction en paille.
– Découvrir et pratiquer les principales techniques de construction en paille.
– Réaliser la première couche d’accroche d’un enduit sur un support en paille.
– Rédiger une fiche de contrôle de qualité de mise en œuvre de la paille.
CONTENU
L’actualité environnementale et les orientations réglementaires contemporaines nous imposent une prise en compte des matériaux biosourcés et isolants. La botte de paille répondant à ces exigences, nécessite une adaptation des pratiques des professionnels. Les Règles Professionnelles de construction en paille rédigées par le Réseau Français de Construction en Paille constituent le cadre officiel et normatif applicable en France. Elles définissent les règles de conception et de mise en œuvre à appliquer pour l’utilisation de bottes de paille en tant que remplissage isolant et support d’enduits. La formation Pro-Paille permet d’appréhender et maîtriser ces Règles Professionnelles à partir d’exercices pratiques et de cours théoriques.
La formation est dispensée par un binôme de formateurs certifiés Pro-Paille agréés par le RFCP, accompagné d’un enseignant formé Pro-Paille. La durée est de 5 jours, soit 35 heures.
La méthode pédagogique est basée sur la complémentarité entre théorie et pratique. La formation est articulée autour des Règles Professionnelles de construction en paille CP 2012. Les notions théoriques nécessaires sont dispensées au fur et à mesure de l’avancement des exercices pratiques. Les exposés s’appuient sur des cas concrets et des retours d’expériences. Les exercices sont réalisés par les stagiaires sur une maquette à taille réelle au sein de la halle de fabrication.
Déplacement(s) envisagé(s)
Visite d’un chantier paille dans la métropole nantaise, voire dans le département
Durée : ½ journée
Déplacement avec les 3 mini-bus de l’école
VALIDATION
Evaluation par la présence continue et un QCM d’une cinquantaine de questions (durée 1h30).
En cas de réussite : remise de l’Attestation de compétence « Pro-Paille – CP 2012 » pour « Mise en œuvre de paille en tant que remplissage isolant et support d’enduit conformément aux règles professionnelles de construction en paille (CP 2012) »
Jauge de 15 étudiants
Edition Mutation
OBJECTIF
Un projet de recherche-création articulée autour de la production d’un béton recyclé réalisé avec des gravats issues de démolitions d’immeubles.
Une création éditorial inspirée par l’expérience vécue de l’intérieur de la mutation de la matière.
CONTENU
Cet intensif s’articule autour d’un programme fait d’une succession de visite de site, d’actions et de créations. Le projet débute avec un tas de gravats et se termine par un objet éditorial : une édition qui racontera les transformation de la matière et des paysages traversés durant la semaine. Nous commencerons par la visite des anciennes carrières des Maraichères à Bouguenais, devenu plateforme de stockage de gravats issues des démolitions d’immeubles de l’agglomération Nantaise. L’histoire continue dans la halle 0A de l’ensan avec le tri, le concassage manuel et la transformations de gravats récupérés en bétons recyclés teintés dans la masse, puis coulés dans des coffrages permettant de reproduire une maquette du site des Maraichères. Les décombres de l’architecture deviendront matières premières secondaires utilisées pour réaliser un objet en béton recyclé qui donnent à voir ses origines géologiques et industrielles : la maquette d’une carrière.
Cette histoire de mutation de la matière — dont vous aurez fait l’expérience — devient à son tour matière pour un projet éditoriale. Edition Mutation se conclut avec la présentation de vos création vidéo, livrets ou affiches inspirés par ces transformations matérielles vécues de l’intérieur.
En introduction à son programme de recherche-création Knowing from the inside l’anthropologue Tim Ingold affirme que la construction du savoir procède de notre capacité à penser et comprendre avec, à partir de et à travers nos objets de recherche — plutôt que seulement par le biais d’un regard extérieur porté sur eux ( Knowledge comes from thinking with, from and through things, not just about them). Il faudrait ainsi se donner les moyens d’éprouver nos sujets de recherche par l’action, la manipulation, l’observation active et participante. Connaître les mutations de la matière et du monde passera par en faire l’expérience de l’intérieur (Knowing from the inside ).
Au-delà de l’expérience située de la transformation de la matière usée en béton recyclé puis en matière éditoriale, l’intensif Edition Mutation sera ainsi également l’occasion d’une initiation (par la mise en pratique, par de courtes présentations, des lectures et discussion collectives) aux méthodes de recherche-création — dont Knowing from the inside constitue un cas d’école.
Champs disciplinaires mobilisés : économie circulaire, art plastiques et visuels, photographie documentaire, graphisme, enquête de terrain, béton, géologie, géographie.
VALIDATION
Présence tout au long du workshop (5 jours). Participation aux différentes étapes du processus de visite de sites, collecte et transformations de gravats, production d’un objet en béton recyclé. Participation active aux temps d’échanges et de prise de décision en lien avec un projet éditorial. Qualité des productions.
INFORMATIONS PRATIQUES
Le workshop est ouvert à 20 étudiant.es (max) de l’ensan encadré.es par Stefan Shankland.
Pendant une semaine nous alternerons entre visite de site (carrière), production de béton recyclé (à l’ensan), temps de création éditorial en petites équipes (ensan), discussions et restitutions collectives.
La vie solide
OBJECTIF
L’ENSA et les Compagnons du devoir ont pour but la formation professionnelle diplômante et qualifiante de jeunes hommes et femmes souhaitant faire de l’architecture, du bâtiment et de l’urbanisme leur parcours de vie. De tout temps, les maitres d’œuvre et les compagnons ont allié leur force pour monter l’ouvrage au plus haut.
Une convention définie le partenariat à long terme des deux structures afin d’œuvrer au développement des compétences humaines et professionnelles des apprenants. Depuis plusieurs années maintenant, l’ENSA Nantes et les Compagnons du Devoir constatent le rapprochement de leurs publics respectifs : un certain nombre d’étudiants passent des ateliers de l’école d’architecture à une formation professionnelle/manuelle. Inversement, des apprentis en fin de parcours s’intéressent toujours plus nombreux aux métiers des bureaux d’étude, du design et de l’architecture.
Conscientes des enjeux sociétaux et environnementaux d’aujourd’hui et demain, nos deux structures travaillent à l’innovation pédagogique, technique et scientifique. Ce partenariat reflète le souhait de pouvoir transmettre ces innovations par les enseignants-chercheurs de l’ENSA et le pôle numérique des Compagnons du Devoir.
CONTENU
L’écologie est ici abordée dans sens 1er : la bonne gestion de la maison.
Cela passe le sens de la ressource locale, l’économie de la matière, la maitrise des savoir-faire. Ces 3 dimensions sont largement abordées par la transversalité des savoirs portés et apportés par les étudiants de l’ENSAN et les apprentis compagnons. Une réalisation commune devient le support de ces apprentissages métissés entre gestes et pensées conceptuelles.
Schéma d’organisation du semestre (à joindre ou décrire)
Les étudiants et apprentis seront réunis autour d’un projet bâti autour de la manipulation de la matière et d’une réflexion qui intègre la ressource comme matière à construire et matière à penser.
D’où vient le bois que l’on utilise ?
Quelle sont ses qualités ?
Comment est-il transformé ?
Quel sont les outils et les gestes qui accompagnent sa transformation ?
Comment évolue-t-il dans le temps ?
Quelle est sa charge poétique et sensible ?
Comment une matière devenue matériaux continue de raconter un paysage ?
Le projet, un programme simple qui reste à définir avec des attendus sous forme de verbalisation et posture (reposer, accueillir, protéger, adosser, poser, boire…) intègrera tout ou partie des attendus d’un projet architectural :
– Se poser sur un sol
– S’élever
– Se protéger
Des thématiques pourront constituer un fil conducteur aux différentes manipulations :
– tendre
– compresser
– tisser
– tailler
– brûler…
La restitution sera la réalisation à l’échelle 1 du projet, dans le temps imparti du workshop. Le dessin de détail à différentes échelles sera également convoqué et confronté à la réalité de la réalisation.
VALIDATION
Moyenne entre les projets dessinés en groupe et l’implication dans la réalisation construite.
L’assemblée des mangeur.e.s
OBJECTIF
Ce projet court permettra de conduire avec les étudiant.e.s une réflexion sur ce que l’on mange et les manières de manger ensemble. Ce que nous mangeons a une influence déterminante sur notre santé, sur la structure de notre agriculture et sur l’écosystème de notre planète. Nos paysages sont des paysages alimentaires et nos territoires, des territoires de subsistance. L’objectif est d’interroger les modèles agricoles, les pratiques piscicoles, la cueillette, les cultures culinaires à partir des propriétés gustatives et nutritives, des relations aux milieux, des rapports à la chimie, etc. Il propose aussi pour penser le bien manger de comprendre la diversité des assemblages du manger ensemble. Quelles relations entre formes et soins des espaces de nos assemblées et soins des vivants, ingérés, digérés ? Savoir enfin qui nous mangeons pour concevoir localement des projets de lieux gourmands. Les thématiques écologiques seront ainsi abordées à partir de ce qui fait de notre corps le théâtre sensible, cognitif et social d’une porosité au monde.
CONTENU
Ce projet court alternera des temps d’atelier et de fabrication, avec des temps de restitution et de partage. Une partie de l’enseignement se déroulera hors les murs, dans la métropole nantaise, sur le site d’une exploitation agricole ou d’un atelier de fabrication. La session 2025 sera consacrée aux levures. Nous nous interrogerons sur leurs rôles pour que les humains puissent s’alimenter avec un boulanger et un vigneron, des artisans qui interagissent avec les levures. Il y aura des temps d’écoute et des temps d’apprentissage. Nous ferons à manger et réfléchirons aux rituels autour de l’alimentation (saveurs, normes sociétales, scolaires, interdits, climats). Nous mangerons.
VALIDATION
Participation active et production attendue tout au long de la semaine avec une série d’exercices proposés : micro récits d’une expérience culinaire/dessins microscopiques et macroscopiques du travail du vivant/variations de coupes et de plans de formes d’assemblées de mangeurs/ethnographies de repas.
Quelques repères bibliographiques :
303, Arts, Recherches, Créations, « Manger », n°148
Les cuisines de la nation : éduquer, nourrir, industrialiser / Geneviève Zoïa, Laurent Visier — Marseille : Wildproject : 2025 .- 221 p. ; 20 cm
Les Carnets du paysage, 2014, no 25, « Nourritures », Actes Sud : Versailles.
Et de très nombreux mémoires très intéressants à l’ENSA
La pensée représentée
OBJECTIF
Notre capacité de mise en représentation du réel nous invite à révéler ce que nous retenons de nos expériences sensibles. Il faut alors se mettre en capacité d’observer, de comprendre et de transmettre. Pour cela, il est intéressant de décaler nos habitudes de représentations et nos automatismes du regard, en se focalisant sur un sujet qui nécessite de quitter absolument la représentation symbolique pour une représentation de ce que l’on voit ‘’vraiment’’. En faisant dialoguer deux relevés, deux manières de voir le monde et de le retranscrire par le dessin : celui d’un botaniste et celui d’un architecte, cet exercice participe à inventer des nouveaux modes de représentation qui transcrivent l’interprétation d’un travail de terrain vers une pensée imagée et représentée. Cette unité d’enseignement s’inscrit en parallèle du protocole national de suivi à long terme des milieux forestiers en forêt domaniale, appelé RENECOFOR, encadré depuis 30 ans par l’Office national des Forêts. Ce dispositif, mené selon une période de cinq ans, comporte un site expérimental par département. Chaque année, deux sessions d’observation sont réalisées (une estivale et une printanière), comprenant, pour chacune, quatre relevés par forêt.
CONTENU
La concrétisation de ce travail sera la réalisation d’un dessin commun au 1/10e, représentant un segment de la ligne de relevé (20 m de long sur 2 m de large) en milieu forestier, tel que pratiqué par les botanistes entre bornes de géomètre.
L’unité d’enseignement sera organisée en deux phases :
_Phase de relevé sur site :
Préparation d’un carroyage / Photographie géométrale / Dessin du relevé à la main /Ajout d’annotations
_Phase de mise au propre :
Passage au dessin vectoriel : redessin et numérisation / Mise en relation et superposition des différentes couches d’informations
VALIDATION
Danse 2027
OBJECTIF
Projet de travail en recherche-action en partenariat avec le Lieu Unique , le CCNN et 3 écoles d’architecture, Nantes, Ramallah, Dakar (dans l’ordre proposé pour les workshops). À la suite du premier Workshop à Nantes (CCNN) début mars 2026, réalisé dans le cadre du studio de projet de S6 Narrations Trans-Modèles, puis ceux réalisés à Dakar et Ramallah, un dernier workshop clôturera le travail de recherche action entamé sous la direction de Marion Blondeau. Cette mise en situation finale donnera lieu à une restitution sous forme d’une journée de recherche, au Lieu Unique et possiblement à L’ensa Nantes, au printemps 2027 (à organiser).
Il s’agira de :- Penser les corps pour penser l’architecture comme forme de médiation avec le réel (environnemental, sociétal et politique) ;- Instituer l’expérience somatique comme moyen d’augmenter notre connaissance des milieux habités et l’engager vers des parti-pris conceptuels ;- Réfléchir à ce que pourrait être une architecture qui prend en considération l’expérience de ces corps et devient responsable de leur accueil ;- Esquisser une architecture qui se conçoit à partir ce qu’elle pourrait imprimer dans chacun·e de nous, par l’expérience incarnée ;
Pour des architectes, cette recherche nous interroge notamment sur ces points :
– comment l’architecture imprime en nous une certaine expérience de l’autre ?
– qu’est-ce qui active certains états corporels dans nos expériences spatiales ?
– comment concevoir de l’architecture considérant ces impacts sur les corps ?
Si l’architecture peut être considérée comme une forme de prolongation des corps, elle applique également sur eux une interaction, parfois imposée, parfois évidente, parfois incidente, parfois sous-jacente. L’architecture met en œuvre des tropismes, c’est à dire qu’elle induit depuis les corps des réactions d’orientation, d’éloignement mais également des stimuli, des réminiscences, des émotions esthétiques. Nous considérons que la forme architecturale engage les corps au-delà des dispositifs spatiaux et des moyens techniques qu’elle met à disposition ; elle participe à une construction et à une actualisation de l’être en tant qu’habitant ’un monde fluctuant.
C’est à partir de l’expérience du corps enfant dans ses espaces de vie que s’engage le travail de réflexion et de recherche. Recherche à la fois affective et politique, elle observe en effet nos attachements à certaines configurations spatiales mais également nos pratiques adultes de l’espace à partir d’un travail du souvenir et de la réminiscence. Quelles traces laissent en nous ce premier vécu d’habitant·e ? Qu’est ce que cela construit dans nos rapports au corps (le nôtre, celui des autres) ? Comment ces premiers habitats initient des pratiques à venir ?
CONTENU
Cette UET fait suite au partenariat porté par le studio de projet de licence 3 Narrations Trans-Modèles au printemps 2026.
VALIDATION
Le(s) sens (re)trouvé(s) : pratiques, modes d’habiter et de vie
OBJECTIF
Les enjeux contemporains, les catastrophes en tout genre, les derniers évènements climatiques et sanitaires bousculent les modes de penser et les modes de faire dans l’ensemble des sphères, tant professionnelles que personnelles. Cela pousse les individus à s’interroger sur le sens, la valeur des choses pour retrouver accomplissement, épanouissement, enthousiasme, bien-vivre… On sent « l’émergence d’une sensibilité? environnementaliste, une tendance a? rechercher dans une relation renouvelée et plus fréquente a? la nature, des formes de sensorialité? plus active dans les pratiques urbaines » (Xavier Bonnaud, L’expérience architecturale, HDR, 2014, p.43) et architecturales. La volonté « d’amélioration » de l’humanité, la prise en compte de ces enjeux environnementaux et sociaux insufflent de nouvelles formes, de nouveaux espaces, de nouveaux modes d’habiter et de vie dans un souci de qualité et de bien-être. Ces enjeux induisent également de nouvelles pratiques de fabrique de l’environnement construit qui fait sens pour les concepteurs et pour les usagers. Aussi, l’architecture et l’expérience sensorielle permettent de replacer l’humain, le bien-être et les valeurs au centre du travail architectural tant dans sa formalisation que dans sa pratique.
De plus, comme le dit Zumthor, « La magie du réel est … “ l’alchimie“ de la transformation des substances matérielles en sensations humaines, ce moment particulier d’appropriation ou d’assimilation de matière, de matériau et de forme dans un espace architectural. » (Penser l’architecture, Peter Zumthor, éditions Birkhäuser: Basel, Boston, Berlin, traduit de l’allemand d’après le texte de l’édition, de 2006, 2008, p. 85)
Le titre « Le(s) sens (re)trouvé(s) » fait volontairement référence à des approches différentes qui ouvrent le champ des possibles :
• au sens dans la pratique de l’architecture (pratiques architecturales et urbaines, pratiques des métiers de l’architecture, pratiques d’espaces…) ;
• au sens de la vie dans son rapport aux valeurs, à l’éthique ;
• au sens donné aux modes d’habiter et de vie prenant en compte les enjeux pressants ;
• au sens dans les modes de construire, dans le rapport à la matière et aux ambiances ;
• à la perception sensible des espaces à travers les cinq sens ;
• …
Le « re » entre parenthèses de « (re)trouver » est important puisqu’il introduit le fait que le sens peut se trouver (première fois) mais peut également se retrouver lorsqu’il a été perdu. Les dimensions rétrospectives et prospectives pourront être explorées.
Dans le prolongement des questionnements de l’enseignement « Les mondes de l’architecture » et des enseignements sur la matière et les ambiances, entre pratiques ordinaires et extraordinaires de l’architecture, de l’espace et modes d’habiter et/ou de vie face aux différents enjeux environnementaux et sociétaux, ce séminaire de mémoire propose aux étudiant.e.s d’explorer, d’interroger la diversité de ces « pratiques » et modes d’habiter et de vie et leurs évolutions à partir d’une étude de cas et/ou expériences vécues. Chaque étudiant.e interrogera une de ces thématiques en construisant un objet de recherche articulé à une enquête de terrain (à partir d’une expérience de stage, un chantier participatif, une immersion dans un des mondes de l’architecture, une enquête par entretien auprès de professionnels, une expérience en mobilité, une expérience de vie ou de voyage vous ayant permis de découvrir des nouveaux modes d’habiter et de vie, une ou plusieurs expériences de vie personnelle, une rencontre avec des gens vivant « autrement » etc.).
Ce temps du mémoire est pensé comme un temps de réflexion susceptible d’aider l’étudiant(e) à se positionner sur sa pratique architecturale et sur sa vie future qui feront sens pour elle/lui.
CONTENU
– ORGANISATION : Séances collectives au semestre d’automne, puis séances en petits groupes au semestre de printemps. Un suivi individuel/regroupé (entretiens Teams) est prévu pour les étudiant.e.s en mobilité.
– APPORTS METHODOLOGIQUES : Les outils (journal de terrain, grille d’entretien, photoreportage, …), méthodes et conditions de l’enquête qualitative (observation, entretiens, expérimentations,…) seront présentés et discutés en fonction des objets de recherche retenus par les étudiants.
VALIDATION
– Présence et participation au séminaire
– Note d’intention (rendu à l’issue du séminaire d’introduction au mémoire) (10% UEM1)
– Note intermédiaire (problématique) rendue en janvier (90% UEM1)
– Intensif outils de la recherche (20% UEM 2)
– Mémoire rendu et soutenance (80% UEM2)
Histoire de l’architecture et des territoires : débats et perspectives plurielles
OBJECTIF
Initiation aux méthodes spécifiques de la recherche en histoire, à commencer par l’analyse des sources, dont la diversité sera explorée (archives, témoignages, photographiques, films, documents imprimés, etc.).
CONTENU
Le séminaire offre la possibilité aux étudiant·es d’explorer différents enjeux (patrimoniaux, historiographiques…) et divers thèmes/champs de recherche en histoire de l’architecture, comme :
– Histoire des théories
– Histoire des techniques
– Histoire des styles
– Circulation des modèles
– Transferts culturels et artistiques
– Histoire sociale de l’architecture
– Histoire des acteurs, des actrices de l’architecture (histoire des minorités, histoire des architectesfemmes…)
– Histoire des institutions et de la profession
– Histoire des patrimoines
– Histoire savante/populaire
– Ecriture(s) de l’histoire
VALIDATION
Humanités numériques
OBJECTIF
L’intégration des Humanités Numériques dans les champs de la création spatiale — architecture, urbanisme, scénographie — n’est plus une simple instrumentalisation technique. Elle s’impose aujourd’hui comme un véritable changement de paradigme épistémologique redéfinissant l’essence même de l’espace.
L’Espace comme Environnement Informationnel
Les sujets de recherche développés dans ce séminaire interrogent la manière dont la pensée computationnelle et la culture du réseau bouleversent nos pratiques. L’enjeu fondamental est d’analyser, d’expérimenter et de réaliser afin de comprendre comment la philosophie du numérique — avec ses logiques de flux, d’interconnexion et de virtualité — transforme radicalement l’acte de bâtir et d’habiter.
Il s’agit d’explorer une nouvelle heuristique de la conception. L’espace, qu’il soit un cadre de vie quotidien, une scène de théâtre, un plateau de cinéma ou un univers virtuel vidéoludique, n’est plus statique. Il forme désormais un environnement dynamique, informationnel et sensible, brouillant de fait les frontières traditionnelles entre le matériel et l’immatériel.
De la Ligne à la Morphogenèse
Sur le plan des processus créatifs, l’analyse s’attache à décrypter l’émergence de méthodes de conception inédites. Celles-ci sont désormais fondées sur l’algorithmique, la générativité et l’interaction constante avec les usagers ou l’environnement.
Les thèmes centraux explorent le passage d’une conception linéaire et figée à une véritable morphogenèse numérique. Dans ce nouveau cadre, la forme ne se dessine plus a priori : elle émerge de paramètres complexes et de données variables. C’est le triomphe du data-driven design.
Nous analyserons comment les concepts de non-linéarité, d’immersion et d’ubiquité, historiquement propres aux cultures du jeu vidéo ou du web, imprègnent et structurent désormais la fabrique de la ville et la mise en scène.
L’Objet Spatial en Mutation
Une attention toute particulière est portée sur la mutation de l’objet spatial lui-même. Ce dernier cesse d’être une simple enveloppe pour devenir une interface habitable, une narration spatialisée, voire un écosystème hybride.
Appréhender cette mutation nécessite une approche théorique exigeante, qui croise à la fois la phénoménologie de la perception, les sciences de l’information, et désormais les avancées fulgurantes de l’Intelligence Artificielle.
L’Avenir Professionnel :
Un Levier d’Innovation
Ancrer la recherche dans ces problématiques constitue un levier d’innovation majeur pour l’avenir des futurs concepteurs et architectes. Ce séminaire préfigure l’apparition de nouveaux métiers à la croisée des disciplines. Les mémoires ont vocation à agir comme de véritables laboratoires d’innovation où l’on théorise les pratiques de demain. Ils répondent ainsi à une demande croissante des industries créatives et techniques pour des profils agiles, capables de synthétiser la rigueur structurelle de l’espace physique et la fluidité infinie des environnements virtuels.
CONTENU
Déroulement : Deux temps forts composent ce séminaire. Des séances communes en présentiel (toutes les deux semaines), enrichies par des interventions de spécialistes, suivies d’un accompagnement individualisé.
Restitution : Le mémoire prend la forme d’un texte argumenté, éventuellement augmenté d’une réalisation concrète (réalité virtuelle, IA, dispositifs sonores).
VALIDATION
Évaluation : Évaluée par un jury, la soutenance inclut une présentation de 15 min et un échange critique.
Cold Case, Anatomie des territoires projetés
OBJECTIF
Ce séminaire se focalise sur la question du projet territorial : comment il s’élabore, se traduit, atterrit. Il part d’une attention aux acteurs, dispositifs, instruments et récits qui font tenir le projet, le font cheminer entre texte et objet. Une attention particulière est portée sur les déroutes, sorties de route, échecs, réorientations des projets : symptôme mais aussi condition de leur existence contemporaine. Les méthodologies employées relèvent de l’enquête en sciences sociales et des approches de type STS
CONTENU
VALIDATION
Stage de formation pratique
Merci de consulter le livret de stage dans l’intranet
Anglais
OBJECTIF
Il s’agit d’acquérir les compétences nécessaires pour fonctionner correctement dans la vie professionnelle, et la vie de tous les jours dans la langue choisie.
CONTENU
Cours magistraux : entraînements aux épreuves de certification (TOEIC).
TD : étude de textes écrits, révision de grammaire, vocabulaire, entraînements à l’écoute, expression orale.
VALIDATION
Contrôle continu:
En anglais, les étudiants travaillent en autonomie sur des sujets qui leur sont fournis, et/ou qu’ils choisissent eux-mêmes. Ils ont quatre sessions d’une demi-heure avec un professeur suiveur par semestre. Pendant ces sessions, ils doivent montrer que le travail a été fait, et bien assimilé.
Espagnol
OBJECTIF
En ayant les connaissances basiques de l’espagnol l’étudiant pourra améliorer les connaissances linguistiques nécessaires pour interagir dans une variété de situations et faire face aux problèmes quotidiens en établissant une communication réussie dans un contexte académique et/ou professionnel. L’étudiant sera capable d’utiliser les ressources linguistiques pour développer des idées critiques bien argumentées, comprendre les idées principales des textes en espagnol, produire des textes cohérents sur des sujets connus, donner et demander des opinions, donner des conseils et enseignements, expliquer des plans et projets, exprimer des souhaits, des intérêts et des sentiments.
CONTENU
Pendant les cours magistraux l’étudiant obtiendra les connaissances nécessaires pour avoir une prononciation, une grammaire et un lexique approprié dans le domaine de l’architecture. Les TD permettront de réviser et de s’entraîner dans la grammaire, la compréhension et l’expression orale en utilisant des extraits vidéos et films – Festival de cinéma espagnol à Nantes-, extraits de conférences, analyses de documents sur l’architecture.
VALIDATION
Contrôle continu
Allemand
OBJECTIF
Il s’agit d’acquérir les compétences nécessaires pour fonctionner correctement dans la vie professionnelle, et la vie de tous les jours dans la langue choisie.
CONTENU
Cours magistraux : entraînements aux épreuves de certification (BRIGHT).
TD : étude de textes écrits, révision de grammaire, vocabulaire, entraînements à l’écoute, expression orale.
VALIDATION
Travail personnalisé et réalisation de son C.V., sa lettre de motivation en allemand et la préparation à un entretien d’embauche également en langue allemande. Et pour ceux qui le désirent une traduction de leur book.
UE Pro